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(X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere

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L. Cameron Prescott
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MessageSujet: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 15 Juin - 13:45


Cameron & Michael

   
Where the street leads nowhere
Date du RP: 15 juin 2015
   Moment de la journée: Fin de matinée
   Lieu précis du RP: À l'aéroport, puis dans un avion.
   Autres informations à ajouter: Facultatif

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Dernière édition par L. Cameron Prescott le Mar 16 Fév - 23:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 15 Juin - 13:46

Michael & Cameron
Where the street leads nowhere

 

 
« Et puis merde ! » étaient trois mots, une phrase incomplète qui étaient devenus très présents dans ma vie ces derniers temps, tout particulièrement dans mes pensées. Enfin, c’était le genre de phrase que je me disais souvent, surtout quand il était question de profiter de la vie, de faire quelque chose que les gens ne voulaient pas que je fasse, mais aujourd’hui plus que jamais, ce propos avait pris de l’importance, et je m’efforçais tant bien que mal de le mettre en application, de tenter de ne pas faire marche arrière. Habituellement, ce n’était pas un souci, sauf, justement, ces derniers temps, où chaque décision que je prenais, ou presque, était limite devenu un combat intérieur, combat qui m’avait fait aboutir à ce que j’allais faire aujourd’hui. Tout était prêt, il manquait plus que je me rende sur place, et pourtant, j’étais encore en train d’hésiter, ce qui me frustrait tout particulièrement. Je n’avais pas envie de faire marche arrière, mais en même temps, je redoutais tant de choses que je ne pouvais pas foncer tête baissée. J’étais particulièrement ridicule, et j’étais heureux que personne ne puisse entendre mes pensées, puisqu’il n’aurait pas fini de se marrer.

Finalement convaincu, je quittai mon appartement, sans dire quoi que ce soit à personne, puis je me rendis à l’aéroport, espérant sincèrement que je prenais la bonne décision et que je n’allais pas le regretter, puisque c’était d’énormes efforts que je faisais, que je n’avais jamais fait auparavant. Ce que c’était ? Préparer une surprise pour quelqu’un que j’appréciais, que j’aimais. En effet, j’étais très loin d’être romantique, mais en même temps, c’était la première fois de ma vie que je sentais que, peut-être, cela valait le coup de faire un effort. En fait, je ne pouvais même pas appeler ça un effort en ce moment, mais un simple retour du balancier; la personne concernée par tout cela, c’était nul autre que Michael, celui qui m’avait accueilli chez lui alors que j’étais complètement défoncé, qui avait réussi à m’accepter sans que je complexe, ce que même ma meilleure amie n’avait pas su faire. Peut-être que je faisais cela pour m’excuser, pour le remercier au final, même si au fond, je sentais que c’était plus que cela, puisqu’autrement, je ne serais probablement pas aussi stressé. D’ailleurs, ce fut particulièrement tendu que je me présentai dans une section plus reculée de l’aéroport, là où seuls des petits avions, souvent utilisés pour les cours d’aviation, se trouvaient. Ce que j’avais fait, c’était que j’avais réussi à en emprunter un, me disant que si j’emmenais Michael faire un tour, faire ce que je faisais de mieux – sauf coucher, évidemment – alors peut-être que les choses pourraient bien se passer. Cependant, puisque je ne le savais pas tant et aussi longtemps que tout cela n’aurait pas lieu, il fallut que je prenne mon mal en patience, ce que je fis dans l’entrée du hangar, là où j’avais donné rendez-vous à l’homme que j’attendais à présent en faisant les cents pas, les mains dans les poches, sans même avoir pris la peine de retirer mes lunettes de soleil – d’aviateur, évidemment – parce que je n’y avais tout simplement pas songé, ce qui ne me ressemblait pas, mais pas du tout.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 18 Juin - 18:15

Cela faisait près de six mois que Cameron avait débarqué chez moi en pleine nuit. Presque six mois durant lesquels mes pensées avaient été tournées vers lui. Contrairement à la première fois, je n'avais pas espionné, filé le pilote. Je m'étais assagi, je prenais sur moi pour ne pas essayer de le revoir coûte que coûte et lui laisser le temps de remettre les choses en ordre, de penser à notre relation. Puis Cameron m'avait contacté pour m'inviter à l'aéroport. Je ne savais pas vraiment ce qu'il comptait faire mais je n'allais pas dire non : j'avais beaucoup trop envie de le voir. La première chose que je mis en tête était que ce rendez-vous ne serait pas un rendez-vous romantique, je n'avais pas envie d'être déçu parce que j'avais imaginé monts et merveilles.

Il m'avait donné rendez-vous dans une partie reculée de l'aéroport. J'ignorais tout simplement où cela se situait alors je fus contrains de demander à l'accueil de l'aéroport. J'acquiesçai quand la réceptionniste m'expliqua comment me rendre au hangar. Je pris milles précautions, vérifiai des dizaines de fois que je n'avais pas fait une erreur -alors qu'il n'y avait pas milles chemins différents- pour ne pas me perdre. Je crois que j'étais nerveux. Je n'avais pas envie de tout faire foirer. J'étais doué pour dire la mauvaise chose au mauvais moment. Puis je le vis et la boule que j'avais dans l'estomac s'envola. Il faisait les cents pas. Je me rapprochais de lui silencieusement puis, avec un sourire, lui lâchai :

-Alors, on est nerveux ? Sexy, les lunettes de soleil ! Alors que m'as-tu réservé aujourd'hui ?

Même si j'étais assez proche de Cameron, je préférai garder une « distance de sécurité ». J'avais envie de lui, je lui aurais volontiers sauté dessus là mais je ne voulais le mettre mal à l'aise... En fait, je préférai qu'il fasse le premier pas pour ne pas avoir le sentiment de le forcer. En plus, je ne savais vraiment pas où on en était et, malheureusement, tout dépendait désormais de Cameron. Il était le seul à pouvoir décider. Ignorant sa position sur notre relation, je n'osai pas me rapprocher physiquement de lui. Je devins passif dans cette affaire jusqu'à ce que le brun prenne sa décision. Un baiser de sa part serait pour moi un feu vert suffisant. Il n'avait pas besoin de faire plus à mes yeux.

Je le regardai un peu plus intensément. Il était vraiment sexy et les lunettes ajoutait encore un peu plus de « sexy-attitude ». Si notre relation ne dépendait que de moi, je lui aurais fait l'amour dans ce hangar immédiatement. Ok, j'étais vraiment bien accro, je devais me calmer un peu mais je ne pouvais m'empêcher de rêver à cette hypothétique relation sexuelle dans cet endroit très peu approprié à ce genre d'activité. Curieusement, cette pensée lubrique devins, presque immédiatement, mon nouveau fantasme.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 18 Juin - 18:15

Cela faisait près de six mois que Cameron avait débarqué chez moi en pleine nuit. Presque six mois durant lesquels mes pensées avaient été tournées vers lui. Contrairement à la première fois, je n'avais pas espionné, filé le pilote. Je m'étais assagi, je prenais sur moi pour ne pas essayer de le revoir coûte que coûte et lui laisser le temps de remettre les choses en ordre, de penser à notre relation. Puis Cameron m'avait contacté pour m'inviter à l'aéroport. Je ne savais pas vraiment ce qu'il comptait faire mais je n'allais pas dire non : j'avais beaucoup trop envie de le voir. La première chose que je mis en tête était que ce rendez-vous ne serait pas un rendez-vous romantique, je n'avais pas envie d'être déçu parce que j'avais imaginé monts et merveilles.

Il m'avait donné rendez-vous dans une partie reculée de l'aéroport. J'ignorais tout simplement où cela se situait alors je fus contrains de demander à l'accueil de l'aéroport. J'acquiesçai quand la réceptionniste m'expliqua comment me rendre au hangar. Je pris milles précautions, vérifiai des dizaines de fois que je n'avais pas fait une erreur -alors qu'il n'y avait pas milles chemins différents- pour ne pas me perdre. Je crois que j'étais nerveux. Je n'avais pas envie de tout faire foirer. J'étais doué pour dire la mauvaise chose au mauvais moment. Puis je le vis et la boule que j'avais dans l'estomac s'envola. Il faisait les cents pas. Je me rapprochais de lui silencieusement puis, avec un sourire, lui lâchai :

-Alors, on est nerveux ? Sexy, les lunettes de soleil ! Alors que m'as-tu réservé aujourd'hui ?

Même si j'étais assez proche de Cameron, je préférai garder une « distance de sécurité ». J'avais envie de lui, je lui aurais volontiers sauté dessus là mais je ne voulais le mettre mal à l'aise... En fait, je préférai qu'il fasse le premier pas pour ne pas avoir le sentiment de le forcer. En plus, je ne savais vraiment pas où on en était et, malheureusement, tout dépendait désormais de Cameron. Il était le seul à pouvoir décider. Ignorant sa position sur notre relation, je n'osai pas me rapprocher physiquement de lui. Je devins passif dans cette affaire jusqu'à ce que le brun prenne sa décision. Un baiser de sa part serait pour moi un feu vert suffisant. Il n'avait pas besoin de faire plus à mes yeux.

Je le regardai un peu plus intensément. Il était vraiment sexy et les lunettes ajoutait encore un peu plus de « sexy-attitude ». Si notre relation ne dépendait que de moi, je lui aurais fait l'amour dans ce hangar immédiatement. Ok, j'étais vraiment bien accro, je devais me calmer un peu mais je ne pouvais m'empêcher de rêver à cette hypothétique relation sexuelle dans cet endroit très peu approprié à ce genre d'activité. Curieusement, cette pensée lubrique devins, presque immédiatement, mon nouveau fantasme.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Ven 26 Juin - 0:47

Michael & Cameron
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J’en étais limite à croire que ce n’était pas mon invitation, tout ce que j’avais préparé et le désir que cela marche qui me rendait le plus nerveux, mais le fait que je sois aussi nerveux. Nerveux à l’idée d’être nerveux. C’était une idée complètement ridicule, j’en étais conscient, d’où le fait que j’en étais encore plus frustré, et que seulement au bout de quelques secondes, j’accélérai mes pas dans le hangar, oubliant momentanément les autres personnes présentes. C’était peut-être mieux ainsi, puisque non seulement, je ne voulais pas m’expliquer, mais de plus, j’avais suffisamment de préoccupations dans ma tête comme ça. Déjà, juste me justifier ma nervosité était quelque chose, mais ça, je pensais avoir une petite idée de quoi il s’agissait; je voulais bien faire les choses, pour une fois dans ma vie. Après avoir eu tant de relations foireuses avec des filles, peut-être était-ce parce que je serais vraiment mieux avec un homme, un homme qui serait en mesure de voir au-delà de mes capacités à être un véritable étalon sexuel ? Je ne pouvais pas le dire précisément, mais j’espérais sincèrement que cette fameuse journée allait me permettre de voir plus clair par rapport à tout cela. Oui, je prenais ce moment limite comme un test, mais je n’avais pas su faire autrement. Il fallait réellement que celui-ci m’aide, autrement je me montrerais particulièrement déçu et encore plus perdu, c’était sûr et certain.

Toutefois, et à mon grand soulagement, les choses devinrent soudainement moins tendues et moins embrouillées au moment où j’entendis une voix familière m’interpeller. D’abord gêné du fait que mon non-verbal avait trahi ma nervosité, je tentai de reprendre une contenance rapidement, pour finalement reprendre un coup dans mon orgueil lorsque je compris que je n’avais pas retiré mes lunettes fumées. Mon premier réflexe aurait été de les retirer, mais puisque nous étions sur le point d’aller à l’extérieur - et que visiblement, elles ne déplaisaient pas à Michael – je décidai de laisser tomber, me concentrant exclusivement sur mon invité. Je me permis de quand même faire un pas en sa direction, puis lui adresser un petit sourire, parce que même si je demeurais plutôt réservé niveau contacts humains, j’étais content de le voir. À vrai dire, le fait que je me gardais de le prendre dans mes bras, de faire quoi que ce soit du genre, était parce que pour tout avouer, je ne savais pas trop que faire. Donc plutôt que de me ridiculiser une bonne fois pour toutes, j’optai pour une approche plus simple, à savoir ne rien faire du tout, dans l’espoir que les gestes me viendraient plus naturellement par la suite. Ensuite, la chose la plus normale me parut être de répondre à sa question, et je me lançai en lâchant : « Eh bien… », mais je me résorbai bien rapidement en me rendant compte que ce serait plus amusant de garder la surprise jusqu’au bout. Enfin, je me doutais bien qu’il devait avoir une idée de ce que nous ferions, ou du moins, dans quel domaine, mais je préférai plutôt lui demander, à la place : « Tu n’as pas peur des hauteurs, j’espère ? », espérant sincèrement que cette blague ne soit pas la vérité, puisqu’autrement, là, ma surprise serait complètement gâchée, et c’était la dernière chose dont j’avais envie.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Mer 1 Juil - 21:49

Je ne savais vraiment pas ce qu'il se passait dans la tête de Cameron. J'en étais resté au fait que je lui plaisais et qu'il était peut-être amoureux de moi mais il avait certainement réfléchi, essayé de faire un tri dans ses émotions, dans ses pensées depuis et c'était là que je ne savais plus ce qu'il pouvait penser. Je me demandais seulement s'il avait couché avec d'autres personnes depuis sa déclaration. Si oui, avec combien de personnes ? Etait-ce avec des hommes ou avec des femmes ? Néanmoins, je n'étais pas jaloux. Nous n'étions pas en couple, pas officiellement tout du moins. En attendant de pouvoir profiter une nouvelle fois de son corps, de sa présence, de son amour, j'étais resté abstinent. Il était le seul que je voulais, le seul à qui je donnerai mon cœur sans hésitation.

Le pilote sembla se détendre au moment même où je l’interpellai. Il avait peur que je ne vienne pas ? Pour toute salutation, j'eus le droit à l'un des magnifiques sourires de Cameron. Mon cœur rata un battement tant il me rendait fou d'amour. Ce fut à mon tour de sourire quand il refusa de me donner son programme de la journée que nous passerions ensemble. Tout ce qu'il me dit fut une sorte de plaisanterie. Si j'avais peur des hauteurs ? J'avais envie de lui répondre oui juste pour le voir paniquer trente petites secondes mais ç'aurait été un jeu cruel. « Rassure-toi, je n'ai pas le vertige. Pour tout dire, j'aime bien les hauteurs... ». Je me glissai alors dans son dos, posai ses mains sur ses épaules solides et larges, et lui susurrai à l'oreille : « Tu sais que l'un de mes fantasmes est de faire l'amour dans un avion... C'est dommage qu'on n'en ai pas un rien que pour toi et moi... ». Je n'étais pas un obsédé du sexe mais j'avais bien titiller Cameron sur le plan sexuel. Je n'avais aucun complexe avec ça alors autant en rire un peu. Je posai mes lèvres sur sa joue d'une façon très innocente, presque enfantine. J'avais pris l'initiative d'ajouter un peu de contact entre nous car j'étais extrêmement déçu de ne pas recevoir une étreinte ou autre chose de ce genre de la part du beau brun. Je me détachai complètement de lui. « Je suis prêt. Où va-t-on? », lui fis-je. J'étais pire qu'un enfant. Je n'en pouvais plus. Je mourrai d'envie de savoir ce qu'il m'avait réservé même si je savais que cela avait un rapport avec l'aviation. Pendant tout ce temps, je n'avais cessé de sourire tant j'étais heureux de vivre ce moment privilégié avec Cameron. C'était la première fois qu'il prenait l'initiative de me voir sans être saoul. C'était une belle première et je m'en souviendrai longtemps plus tard, j'en étais sûr.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Sam 4 Juil - 14:19

Michael & Cameron
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Ce fut avec soulagement que j’accueillis l’information comme quoi Michael n’avait pas peur des hauteurs, qu’en fait, c’était l’inverse; il aimait bien. Cela me confirmait que j’avais probablement fait le bon choix en lui préparant tout cela, ou du moins, que je ne serais pas obligé d’annuler ou bien aux prises avec un homme qui serait malade dans l’avion ou recroquevillé sur son siège en demandant de redescendre le plus rapidement possible. Je savais bien que mon opinion était biaisé sur la question, mais pour tout dire, ce genre de personne m’insupportait. Je ne pouvais pas comprendre leur crainte, et même si je faisais toujours tout mon possible pour éprouver ne serait-ce qu’un peu de compassion pour les autres, ceux qui en faisaient trop pour exprimer leur malaise, cela ne me plaisait pas, tout simplement. Quoiqu’il en soit, si je comprenais bien, je n’aurais pas droit à cela aujourd’hui, et c’était tant mieux. Plus encore, je compris que non seulement, je n’avais pas à regretter mon idée, mais qu’en plus, je devais m’en congratuler au moment où Michael se pencha vers moi pour me faire part d’un de ses fantasmes. À son propos, je ne me sentis pas mal à l’aise, me contentant de simplement avoir un petit sourire amusé. Il fallait dire que pour tout pilote, ça aussi, c’était un fantasme, fantasme que je n’avais pas encore réalisé, et que je n’envisageais pas vraiment de réaliser, encore moins avec un homme. Cepenant, je ne voulais plus me faire violence, me torturer comme je l’avais tant fait ces derniers mois, bien que par moments, je ne pouvais pas m’en empêcher. Aujourd’hui, je ferais des efforts pour ne pas agir de la sorte, et cela commença par cette brève réaction que je n’étalai pas plus longtemps, histoire de faire durer le mystère un peu plus longtemps. Si cela n’avait été que de moi, j’aurais déjà dit à Michael qu’avoir un avion pour lui et moi, ce n’était pas complètement inenvisageable, mais je me serais trahi par la même occasion, et pour moi, ce n’était pas encore le moment, ou du moins, pas le moment parfait. C’était ridicule, c’était cliché, mais bon, j’avais fait cet effort, et j’avais l’intention d’aller jusqu’au bout de celui-ci. Ensuite vint le moment où Michael se déclara prêt, me demandant où nous irions. À cette question toute simple, je pointai la sortie du hangar, et je dis : « Par là. », me félicitant de ma propre réponse simple, concise, mais assez efficace pour la situation présente. Sans attendre plus longtemps, je commençai à marcher en direction de la fameuse sortie qui ne donnait pas sur l’aéroport, mais plutôt vers les petits avions d’entraînement garés à des endroits stratégiques. Après un signe de main à la personne s’occupant de contrôler ceux qui se rendaient sur la piste, puisque je m’étais déjà organisé avec lui, je me dirigeai sans piper mot vers l’appareil qu’on m’avait assigné, qui ne servirait pas à aucun cours de vol pour la journée. Lorsque nous arrivâmes devant, ce fut à ce moment que je regardai mon invité et que mains dans les poches, je dis : « C’est pas un Boeing ou un Airbus, mais je me suis dit que ce serait pas mal quand même. » Puis, sans ajouter quoi que ce soit, je continuai à considérer l’homme, me surprenant à sentir mon cœur battre un peu plus fort dans l’espoir que l’idée lui plaise, mais pas juste un peu, qu’il soit réellement ravi que je lui offre ce que je considérais comme étant un privilège, n’ayant jamais été jusqu’à prendre un avion pour moi-même et une autre personne avant aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Ven 17 Juil - 15:18

C'était bête et particulièrement guimauve mais, depuis le soir où Cameron avait toqué à ma porte en pleine nuit, je m'étais imaginé tout un tas de scénarii possible sur notre relation : celui qui tournait mal où Cameron me disait qu'il ne voulait pas d'une histoire avec un homme ; celui où il m'acceptait en tant qu'amant mais où il m'interdisait de le prendre par la main en public, de l'embrasser en public, bref, une histoire d'amour dans l'ombre ; et celui que je préférai, nous étions vieux et en couple, nous nous aimions et nous nous foutions royalement de l'opinion des gens. C'était vraiment bête mais je rêvais de cela. J'avais toujours rêvé de vieillir avec la personne que j'aimerais.

Je remarquai, avec plaisir, que le pilote avait un don pour faire des surprises. Son visage ne trahissait rien, aucune émotion, rien de rien. Il était bon acteur ! Puis il me désigna la sortie du hangar et me dit qu'on irait par là. Je trépignai d'impatience. J'étais sûr que la surprise serait géniale. Nous arrivâmes sur une sorte de piste d'atterrissage/décollage pour des avions de taille plus réduite comme les avions qui étaient utilisés pour les cours de vol. D'ailleurs, il y en avait quelqu'un sur cette piste Je ne vis pas Cameron faire signe à un employé de l'aéroport : j'étais trop occupé à retomber en enfance. J'étais un vrai gamin car je sentais que le beau brun allait me faire faire un tour en avion, rien que lui et moi. Finalement, il se tourna vers moi et me fis un semblant d'excuse pour la taille de l'avion mais je m'en fichais royalement. J'étais déjà des plus heureux rien qu'avec cet avion. Dans la folie du moment, j'oubliai ma résolution et pris le visage de Cameron entre mes mains et pressai mes lèvres contre les siennes. Durant le baiser, je m'étais collé quelques instants au jeune homme et avais pu sentir son cœur tambouriner dans sa poitrine. Bientôt, je me détachai de lui. « Cameron, c'est parfait ! C'est la plus belle surprise que l'on m'ai faite depuis des années. C'est juste parfait ! Jamais je n'aurais imaginé qu'on me fasse une telle surprise. », lui fis-je, des étoiles dans les yeux. Je l'avais dis : j'étais un vrai gamin. L'aviation était une sorte de rêve. Voler était un rêve et Cameron me permettait de vivre ce rêve avec lui. J'avais déjà pris l'avion plusieurs fois dans ma vie mais être dans le cockpit de l'avion était forcément différent que d'être dans la queue de l'appareil.

J'attendis le feu vert du brun pour monter dans l'appareil. Et même si j'étais heureux de pouvoir vivre une telle expérience, j'étais aussi un peu nerveux.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 27 Juil - 13:33

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Je n’eus pas droit à une réponse verbale expliquant clairement ce que Michael ressentait par rapport à ma surprise dans un premier temps. Cependant, c’à quoi j’eus droit fut, d’une certaine façon, encore plus gratifiant que des mots. En effet, si j’avais eu un peu plus l’habitude, très certainement que j’aurais été aux anges du fait qu’il choisit de m’embrasser, parce que cela ne pouvait pas signifier autre chose que le fait qu’il soit ravi de ma surprise, n’est-ce pas ? Enfin, à moins qu’il veuille jouer avec mes nerfs et me coller une gifle – ou une droite, pour plus de virilité – mais je ne pensais pas que ce soit le cas. Ravi pour une fois, je fis un petit sourire, sourire qui resta bien collé à mon visage lorsque soudainement, j’entendis Michael me dit que tout cela était parfait. Pas chouette, merveilleux ou extraordinaire, parfait. Comme s’il ne pouvait pas y avoir mieux que ce que j’avais préparé. Franchement, je n’en attendais pas autant. Préparer cette surprise, ce n’était pas grand-chose, dans l’ensemble, même si cela avait exigé une volonté de ma part pour préparer tout cela pour quelqu’un d’autre, et non que pour mon plaisir personnel. Pour tout dire, je m’attendais même à ce que Michael se moque de moi, me demande ce qu’on en ferait, quelque chose comme cela. Pourtant, c’était tout à fait le contraire qui se passait, et franchement, cela me faisait chaud au cœur. Pour une rare fois, je ne me sentais pas nécessairement d’humeur à me vanter parce que j’étais spécial, génial. Je prenais réellement à cœur les commentaires de l’homme, et cela me faisait un effet que je ne saurais décrire, mais qui me faisait sourire comme un idiot, ça, je le savais. Toutefois, histoire de garder un peu d’amour propre, je tentai de ne pas trop montrer ce sourire, me contentant de dire tout simplement « Allons-y alors. » Puis, sans m’expliquer pourquoi, sans même ne serait-ce que m’en rendre compte, je pris la main de Michael dans la mienne, et je franchis ainsi les quelques mètres qui nous séparaient encore de l’appareil. Une fois que ce fut fait et que nous fûmes tout près de l’avion, je la relâchai – toujours sans me rendre compte du geste posé précédemment – et j’ouvris la porte côté passager de l’appareil. Dans des avions si petits, il y avait effectivement un côté passager et un côté conducteur, comme une voiture, même si ce n’en était pas une du tout. Lorsque ce fut fait, je me décalai de l’entrée de l’habitacle, et je dis, courtoisement, à Michael : « Après toi. » en attendant que celui-ci prenne place dans l’avion.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Mar 28 Juil - 20:56

Curieusement, j'eus l'impression que Cameron avait apprécié le baiser. Je n'y étais pas vraiment habitué. Certes, il ne me repoussait pas mais je sentais toujours qu'il était un peu réticent. Là, il était souriant. Avait-il commencé à accepté d'être vu en train d'embrasser un homme ou d'être embrassé par un homme ? Peu importait la raison, c'était tant mieux ! Malgré tous ses efforts pour le cacher, je remarquai son sourire un peu idiot. Il était encore plus mignon avec ce sourire aux lèvres. Puis il me prit par la main et me conduisit jusqu'à l'appareil. C'était bien la première fois qu'il me prenait par la main en étant sobre et à découvert. Cameron était en train de changer, je le sentais, je le voyais et j'aimais ça. Malheureusement, il lâcha ma main bien trop tôt à mon goût. Il m'ouvrit la porte de l'avion et m'invita à entrer. Je ne tardai pas à m'exécuter. J'attendis avec impatience que Cameron monte à son tour dans l'appareil et prenne place à côté de moi.

Sa réaction face à mon baiser m'avait donné un courage insoupçonné et, surtout, avait réveillé mes pulsions animales. Dès qu'il fut installé, je pris son menton entre mes doigts et l'obligeai à me regarder dans les yeux. J'avais envie de plus, de beaucoup plus et ça se lisait dans mes yeux. J'étais fou de lui, j'avais envie de lui. D'ailleurs, notre première et dernière fois commençait à dater et je n'avais connu personne depuis qu'il avait partagé mon lit. Je devais bien avouer que j'étais sérieusement en manque. Le changement qui s'opérait en Cameron n'augurait que de bonnes choses pour ma journée et j'espérais avoir le droit à une petite partie de jambes en l'air. Je déposai un bref baiser sur les lèvres. « Tu sais que plus le temps passe et plus je t'aime. Tu es vraiment... Enfin... Je t'aime, Cameron. A chaque fois qu'on se voit, tu me manques à la seconde même où tu pars. », lui dis-je sans comprendre ce qu'il prenait de lui faire une telle déclaration. Soit dit en passant, ma déclaration était horriblement bateau mais elle était sincère. Pour m'empêcher de parler encore plus ou juste par envie, je scellai mes lèvres aux siennes pendant un long moment. Quand je me détachais enfin du pilote, je me remis bien droit dans mon siège et fixai la piste, par-delà le pare-brise de l'avion. J'avais un peu honte de moi parce que j'étais incapable de me contrôler dès que j'étais en face du beau brun. A chaque fois que je le voyais, je me promettais de ne pas prendre d'initiative, d'attendre qu'il fasse le premier pas pour les contacts physiques mais, inlassablement, je brisai ma promesse et, parfois, je le mettais mal-à-l'aise comme le jour où il avait frappé à ma porte en pleine nuit alors qu'il était totalement ivre. Je savais qu'il avait du mal à s'accepter et pourtant je ne cessai de le faire aller dans ses derniers retranchements.

Je priai pour que cette fois-ci soit différente. J'avais bon espoir que ce soit le cas.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 3 Aoû - 14:13

Michael & Cameron
Where the street leads nowhere

 

 
Sans mot dire, je laissai Michael monter à bord de l’avion et sitôt qu’il fut installé dans le siège, je lui adressai un petit « N’oublie pas de boucler ta ceinture. » qui se voulait routinier, mais que je lui adressai de façon beaucoup moins formelle que je le ferais habituellement lors un de mes vols réguliers. Me doutant bien que je pouvais lui faire confiance, parce que ce n’était pas un gamin, quand même – même s’il semblait avoir cet air d’enfant qui mourait d’envie d’avoir un bonbon pour le moment, mais je me doutais bien que c’était pour autre chose – je refermai la porte, puis je fis le tour de l’appareil pour monter du côté du pilote. Ça, je le fis sans aucun problème, même s’il y avait maintenant un bon moment que je n’étais pas monté dans un de ces petits avions d’entraînement. Une fois en place, je fus sur le point de boucler ma propre ceinture de sécurité, mais avant que je le fasse, Michael m’interrompit dans mon geste avec un nouveau baiser suivi par des mots qui, précédemment, auraient eu pour effet de me laisser quelque peu traumatisé, d’une certaine façon, mais qui, en ce moment, m’apaisaient, si je pouvais me permettre de le dire ainsi. C’était étrange pour moi de le considérer de la sorte, mais une partie de moi avait réellement envie que quelqu’un me dise cela, que quelqu’un me porte de l’affection autrement que pour un coup d’un soir. J’ignorais si c’était la trentaine qui commençait à se faire sentir, quelque chose comme ça, ou bien ce que j’avais précédemment vécu avec Michael, mais cela ne me terrifiait plus. Bien sûr, je n’en étais pas encore au stade de répondre, et pour el coup, je me contentai d’un simple sourire. Après un petit moment de pause, je réussis à me convaincre de faire un effort en passant ma main dans les cheveux de Michael, en simple geste d’affection, et non parce que le vent avait déplacé une de ses mèches. Lorsque ce fut fait, histoire de ne pas faire attendre trop les gens sur la piscine, puisque nous avions quand même un horaire à respecter, quand même, je me positionnai convenablement dans mon siège, bouclai ma ceinture et prit le casque d’écoute destiné à communiquer avec la tour de contrôle. Revenant soudainement dans mon habitat naturel, celui dans lequel je me sentais le plus à l’aise, je commençai à mettre l’avion en marche, ce qui n’était pas une mince affaire à faire, quand même. Lorsque ce fut fait, je demandai l’autorisation d’aller en piste et décoller, et dès que je l’obtins, je fis avancer l’avion vers la piste indiquée. Toutefois, avant d’accélérer pour commencer réellement ce petit périple, je ne pus m’empêcher de jeter un œil à Michael, comme si je cherchais son approbation, ou à voir s’il était fin prêt à décoller avant de m’exécuter.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 13 Aoû - 21:34

Le pilote me rappela de ne pas oublier de boucler ma ceinture mais j'étais sur le point de le faire alors ça ne servait pas à grand chose. Encore une fois, j'eus le sentiment que le vent tournait dans notre relation : Cameron changeait, il semblait accepter sa sexualité et ses sentiments pour moi. Tout ce qu'il se passa après le baiser augmenta ce sentiment : son sourire, sa main dans mes cheveux... C'était bien la première fois qu'il me touchait ainsi sans être saoul. Quand il était sobre, c'était déjà pas mal qu'il accepte que je le touche, que le prenne dans mes bras mais la tendance évoluait petit à petit. J'avais envie de dire que tout allait pour le mieux puisque je voulais toujours plus être avec Cameron et lui acceptait de mieux en mieux ce que nous éprouvions l'un pour l'autre. A mes yeux, tout ceci était pour le mieux car j'avais de plus en plus envie de me poser, de vivre à nouveau une vraie relation de couple, etc. C'était peut-être la quarantaine approchante ? Je ne m'imaginais pas que le beau brun avait des pensées similaires (se posait des questions sur ce qui nous arrivait et se demandait si cela avait à voir avec l'âge et la « vieillesse ») en tête, j'aurais trouvé ça marrant si j'avais su.

Il mis le casque pour communiquer avec la tour de contrôle. Je ne fis pas attention à ce qu'il disait à ce moment. Je préférai regarder le pilote. J'eus un petit sourire quand il me lança un coup d'oeil. J'attendais qu'il se dirige vers la piste et fasse prendre son envol à l'appareil. Je ne savais pas bien ce qui m'excitait le plus : l'idée de voler ou le fait d'être enfermé dans un petit appareil avec Cameron juste à côté de moi.

Bientôt, l'avion quitta la piste pour s'élever dans les airs. Enfin ! J'adorais voler et voir le monde rétrécir à mesure que l'on gagnait en altitude. Je n'osais plus parler de peur de déranger Cameron dans ses manœuvres même si on risquait peu de choses.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Sam 22 Aoû - 14:03

Michael & Cameron
Where the street leads nowhere

 

 
Le petit sourire de Michael me fit comprendre que je n’avais pas besoin d’attendre son autorisation plus longtemps pour le décollage. Ne me faisant pas prier, et surtout désireux de ne pas faire attendre les autres appareils qui voulaient faire la même chose que moi dans les prochaines minutes, je confirmai le décollage avec la tour de contrôle et sitôt, je fis accélérer l’avion pour que celui-ci prenne une vitesse convenable pour quitter le sol et finalement commencer à s’élever dans les airs. Et étrangement, tandis que l’avion quittait le sol pour s’éclipser dans le ciel, il semblait que toute la nervosité que j’avais pu accumuler par rapport à cette fameuse journée, tout ce que j’avais préparée, la potentielle réaction de Michael, ma propre réaction quant à la tournure des évènements, s’était envolée elle aussi. Bien sûr, c’était étrange, mais pour moi, pas très surprenant. En effet, je clamais toujours que j’aimais mon métier parce que c’était dans le cockpit d’un avion, en vol, que je me sentais le mieux – dans un lit après avoir pris mon pied venait très proche en second, mais là n’était pas le point pour le moment. De ce fait, j’étais toujours confortable quand venait le temps de décoller, mais malgré tout, dans le cas présent, le mot « étrangement » s’appliquait plutôt bien parce que pour tout dire, j’avais douté ressentir ce confort habituel compte tenu de la présence de Michael dans la cabine avec moi. Visiblement, je commençais à être de plus en plus à l’aise avec lui – ou bien était-ce les circonstances qui me faisaient sentir en contrôle ? Encore là, je ne saurais dire – et franchement, cela me faisait du bien. Je ne pensais jamais venir à dire cela un jour, mais pour le moment, j’en étais satisfait, si bien que dans mes pensées, tandis que je me concentrais encore et toujours sur le décollage qui était sur le point de se terminer, j’esquissai un petit sourire en coin discret, mais bien présent. Puis, une fois que j’eus remis l’appareil en position de croisière, puisque la montée était à présent complétée, je pus me permettre de tourner brièvement la tête vers mon invité, puis lui dire, mystérieux : « Ici, c’est la partie que je préfère. » Je marquai volontairement une pause, comme si je voulais faire exprès de faire durer le suspense, même si je savais qu’il valait mieux ne pas le faire trop longtemps, parce que sinon, tout allait être gâché. Je finis alors par ajouter : « Regarde en bas. » pour que Michael soit en mesure de contempler cette vue imprenable de l’archipel hawaiien que nous avions depuis là-haut, vue que je voyais depuis maintenant plus de trois ans et qui m’émerveillait encore et toujours. Maintenant, j’étais plus que ravi de le partager avec quelqu’un à qui je tenais, j’espérais simplement que ça allait lui plaire.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Dim 20 Sep - 20:07

Cela faisait déjà un bon bout de temps que je n'étais pas monté dans un avion, que je n'avais pas volé mais je restais un habitué. Même si je n'avais plus repris l'avion depuis que j'étais arrivé sur cette île il y a maintenant plus de cinq ans, j'avais pris l'avion un nombre incalculable de fois étant enfant et adolescent pour aller voir ma famille paternelle au Danemark. En fait, j'ai pris l'avion très jeune puisque je suis né au Danemark... Enfin, je suis bien incapable de me souvenir de mon premier vol. En revanche, le premier vol dont je me souviens n'est pas très glorieux puisque j'ai passé mon temps à rendre tout ce que j'avais mangé. Je suis que Cameron rirais bien si je lui en parlais.

Toujours est-il que j'avais hâte de me sentir ailleurs, dans les airs. De sentir que je ne suis plus relié au sol... En fait, j'avais déjà cette sensation quand j'étais avec le pilot mais c'était autre chose. Petit à petit, l'appareil pris de la hauteur. Lorsque la montée fut achevée, le brun se tourna vers moi pour me dire que c'était la partie qu'il préférait. J'eus un sourire en coin. J'étais totalement absorbé par l'observation du paysage en bas. Je comprenais où il voulait en venir. La vue était magnifique. Nous dominions tout l'archipel. J'étais totalement saisi. Je comprenais pourquoi Cameron aimait tant son travail, pourquoi il aimait cette vue... Je le comprenais totalement en ce moment-même comme si j'étais en osmose avec lui, comme si je pouvais voir à travers ses yeux.

-C'est tout simplement sublime, Cameron ! Tu as vraiment de la chance de pouvoir avoir une telle vue régulièrement... Cependant... Ce n'est pas la plus belle vue que j'ai eu de ma vie..., ajoutais-je en le regardant avec un sourire très lourd de sous-entendu.

Bha quoi ? J'avais bien le droit d'être un peu coquin de temps en temps car je parlai de notre première nuit ensemble et du réveil qui avait suivi où j'avais pu voir l'homme sous toutes ses coutures... C'était bizarre mais tout mon monde s'était réduit à lui alors inévitablement la plus belle vision qui pouvait s'offrir à moi était forcément Cameron habillé ou non mais c'était lui dans tous les cas.
Dans un élan de folie, je voulus toucher le pilote mais j'eus peur de le déconcentrer si bien que je laissai ma main retomber sur ma cuisse. Je le tripoterai plus tard.

[Désolée du temps de réponse --']
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Mer 23 Sep - 14:51

Michael & Cameron
Where the street leads nowhere

 

 
Même si pour ne pas paraître trop arrogant, j’aurais voulus le réprimer et le garder pour moi, ce fut plus fort que je ne l’aurais cru et clairement, je ne sus résister à la tentation d’esquisser un large sourire au moment où Michael s’extasia devant la vue que j’étais en train de lui offrir. Non pas celle de ma propre personne, mais plutôt du paysage qui se trouvait sous nos yeux, sous nos pieds, ce paysage que je pourrais regarder pendant des heures sans m’en lasser, mais malheureusement, je ne pouvais pas vraiment le faire. Pourquoi ? Parce qu’en temps normal, je ne faisais que passer par-dessus pendant un vol de routine, et plus encore, même si j’en mourais d’envie parfois, je ne pouvais pas vraiment demander aux passagers de regarder en bas pour voir la vue, raison étant principalement que ce n’était pas tout le monde qui pouvait l’observer, vu la configuration de l’appareil. Cependant, actuellement, je n’avais qu’un seul passager qui savait apprécier ce que je lui montrais, et cela me faisait probablement encore plus aimer ce que je faisais. Au début, jamais je n’aurais cru que ce serait possible, que le simple fait de piloter ne pouvait pas être mieux, mais apparemment, je m’étais trompé. Après, je ne savais pas si c’était avec Michael tout particulièrement, mais je me sentais bien, j’avais le sentiment que non seulement, il s’intéressait à moi, mais aussi à ce qui me plaisait. C’était étrange, quand même. Jamais je n’avais demandé à qui que ce soit d’aimer les mêmes choses que moi, n’ayant jamais ressenti le besoin de partager, mais maintenant que je l’expérimentais, ça me faisait sentir bien. C’était à un tel point qu’après m’être détendu du fait que je m’étais montré un peu surpris quand il m’avait dit qu’il avait déjà eu meilleure vue que ça – parce que clairement, je ne partageais pas son avis sur ce point – je me permis de rire doucement quand je compris ce que c’était, cette fameuse vue, puis finalement être moi-même et dire, dans un haussement d’épaules, à la blague : « Ouais, je sais, celle-là est très difficile à battre… » Un petit sourire faussement arrogant apparut sur mes lèvres, et je reportai mon attention sur le paysage un instant, histoire de convenablement diriger l’appareil et obtenir la plus belle vue possible. Cette fois-ci, je pouvais pleinement en profiter, alors j’avais l’intention de le faire, vraiment. Reprenant progressivement mon sérieux par la même occasion, je me surpris même de soudainement confier à Cameron : « Ça fait plaisir que tu aimes, vraiment. J’ai jamais eu l’occasion de partager ça avec qui que ce soit, donc ça me rassure de voir que je ne suis pas le seul qui aime cette vue, voler et tout. » Cette fois-ci, ce fut un sourire un peu plus timide qui apparut sur mes lèvres, tandis que je regardais Michael du coin de l’œil, guettant évidemment sa réaction à mon propos un peu plus sérieux.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 24 Sep - 21:51

Même si la vue était superbe, je demeurais obnubilé par le pilote et cette obsession ne prendrait fin que lorsque je saurais qu'il m'aimait comme je l'aimais, lorsqu'il serait capable de passer outre ses peurs... Et ça risquait de durer un certain temps.
Je vis l'homme changer d'expression, passant de surpris de ma remarque à un rire terriblement sexy quand il comprit à quoi je faisais référence. Bien qu'on lui ai très certainement déjà dit qu'il était beau, bien foutu, il ne pouvait pas savoir à quel point je le trouvais parfait. J'avais tellement envie de lui... De quand datait notre première fois déjà ? Ah oui... pas loin d'une dizaine de mois. J'avais l'impression que ça faisait des années.
Finalement, ce qu'il me confia me fit oublier toutes mes pulsions physiques. J'étais le premier avec qui il partageait ça... Ca me faisait chaud au cœur, cela signifiait que j'avais une place bien particulière dans sa vie.

-Je suis content de partager ça avec toi. Tu sais, si je ne m'étais pas engagé dans l'armée, j'aurais certainement décidé de faire carrière dans l'aviation. J'ai toujours aimé voler... Quand on allait chez mes grands-parents, au Danemark, je tannais tout le temps mes parents pour être près du hublot. J'adorais regarder le ciel, immense, paisible puis baisser les yeux et voir un monde où les Hommes se résumaient à des fourmis... Je... Je dois t'ennuyer avec mes histoires, non ?, fis-je en tournant la tête vers le beau brun.

Puis, quand il y a quelques instants j'avais hésité à toucher Cameron, je balayais toutes mes préoccupations et posai ma main sur sa cuisse. Je prenais, ce jour-là, entièrement conscience de ce que Cameron avait réveillé en moi. Il m'avait fait reprendre contact avec celui que j'étais avant la mort de James, avant cette foutue guerre, avant que je ne perde ma jambe... L'orgueil en moins. Mais je me sentais vivant comme quand j'étais ado. J'avais envie de m'ouvrir à nouveau au monde, de ne plus me cacher, de ne plus vivre comme un ermite athée.
Un sourire sans raison étira mes lèvres.
J'étais heureux. Vraiment heureux. Et j'avais envie de sourire, tout simplement.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 28 Sep - 17:27

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Le discours de Michael, aussi « je raconte ma vie » soit-il, eut pour effet de me captiver et me surprendre à la fois. Me captiver parce que, je ne pouvais clairement pas m’en empêcher, chaque fois qu’on me parlait de voler, d’avions ou tout ce qui était relié, j’étais entièrement ouï, surprendre parce que même si j’avais déjà compris que mon compagnon n’était pas gêné à l’idée de voler, jamais je n’aurais cru qu’il en aurait fait sa carrière si ce n’était pas de son choix de joindre les rangs et servir son pays. Pour tout dire, jamais je n’aurais pu m’en douter ; tout d’abord, il ne m’en avait jamais parlé mais de plus, je ne savais pas pourquoi, je ne le voyais pas ainsi. Enfin, il fallait dire que rarement j’avais eu l’occasion d’en savoir plus à son sujet, raison étant que les quelques fois que nous nous étions retrouvés ensemble, tout ce que j’avais su, c’était qu’il ressentait quelque chose pour moi, et que moi, j’étais trop bête, trop bourré pour lui rendre la pareille, tenter d’en savoir plus à son sujet plutôt que de me braquer chaque fois. J’aurais pu dire que ce n’était pas ma faute, que ce n’était pas mon genre d’écouter les gens, mais ce serait une piètre excuse, surtout ridicule dans le cas où j’en vins à dire, à mon étonnement : « Non, pas du tout, au contraire… » Au début, je ne compris pas pourquoi j’avais tenu un tel propos, mais rapidement, je me rendis compte que celui-ci était juste… sincère. Oui, j’étais content d’avoir su que Michael semblait partager un peu de ma passion. Pourquoi ? Je ne saurais l’expliquer. En quoi cela mènerait ? Je ne le savais pas plus, et je m’en moquais. Je me sentais juste bien à ce moment, et cela ne fit qu’augmenter au moment où le blond décida de poser sa main sur ma cuisse. Au début, je me raidis à son contact, mais je ne le demeurai pas bien longtemps. Plus encore, j’en vins même à regretter de ne pas pouvoir lui toucher en retour, raison étant que je ne pouvais clairement pas lâcher les commandes de l’appareil. Je me contentai donc de faire la seule chose que je pouvais faire, soit lui sourire doucement, considérer son sourire qui rendit le mien encore plus évident, avant de lui dire du fond du cœur : « Ça me fait plaisir que tu sois là, vraiment… » D’accord, je venais un peu à me répéter, mais je m’en moquais, considérant que dans ma tête, cela n’était pas la même que précédemment; ce dire était maintenant beaucoup plus sérieux, beaucoup plus profond, et j’espérais juste que Michael saurait le comprendre comme il avait su me comprendre depuis le début, aussi borné et embrouillé fussè-je auparavant.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Mer 30 Sep - 19:54

Je pensais réellement l'ennuyer à lui raconter ma vie. J'avais toujours considéré que les détails de ma vie n'avaient aucune importance contrairement à la vie des autres ; c'était pour cela que je restais discret. Puis à mon plus grand étonnement -et ça se vit sur mon visage-, il me dit que ça ne l'ennuyait pas du tout. Il était sincère, j'en étais sûr. Dorénavant, j'en étais certain : Cameron était en train de changer. Il acceptait enfin son orientation sexuelle. J'eus un doute quand il se raidit au contact de ma main mais je rejetais bien vite la faute sur la surprise car il se détendit quelques secondes plus tard. Il me dit une nouvelle fois qu'il était content que je sois là. Même s'il se répétait, il y avait quelque chose de plus dans son ton. En fait, il me semblait plus sincère que précédemment.

Finalement, peut-être avais-je une chance avec lui... Peut-être avions-nous un avenir en tant que couple...

Je remontais ma main sur sa cuisse avant de lui dire : « Et ça me ferait plaisir de partager le même lit que toi ce soir... ». Je me ressaisis, enlevai ma main de sa cuisse. « J'aurais pas dû te dire ça... J'ai vraiment l'air d'être manque, non ? », lui fis-je sur le ton de la confidence. D'étranges sentiments contradictoires m'habitaient : j'étais à la fois heureux et torturé d'avoir été si franc avec Cameron. Je ne donnais pas une image très glorieuse de moi, je me montrais comme un obsédé du sexe, un homme obnubilé par ses fantasmes... Ca ne me plaisait pas d'être ainsi. Malheureusement, j'avais vraiment envie de lui en ce moment-même. J'étais perturbé par ce désir que j'avais hâte que le moment, pourtant, merveilleux que je vivais cesse. Et tout ceci, c'était amplifié au moment où j'avais compris que le brun s'ouvrait enfin à moi et à tout ce qu'il était.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 5 Oct - 14:51

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Pas besoin de faire une analyse de plusieurs heures pour comprendre que ce qui était en train de se passer entre Michael et moi était certainement une nette progression par rapport à précédemment, surtout concernant mon comportement. Effectivement, je me laissais plus aller, je commençais même à apprécier les moments passés avec l’homme plutôt que de les craindre et m’entêter à ne pas les accepter. Pour le moment, tout se passait pour le mieux, même si ma position ne me permettait pas vraiment de répondre à ses avances. C’était un peu gênant, certes, mais cela ne le demeura pas longtemps, puisque rapidement, je me retrouvai avec une occasion en or de lui répondre quand il vint à me dire qu’il ne voulait pas être seul dans son lit ce soir. D’accord, je ne fus pas d’une répartie exemplaire et rapide dans un premier temps, ne pouvant m’empêcher d’être surpris par les propos de Michael d’abord et avant tout. Plus encore, j’en vins à le considérer du coin de l’œil, un sourcil froncé, un sourcil arqué, mais au bout du compte, plutôt que de prendre peur comme je l’aurais fait précédemment, je préférai de loin en rire, en rire d’amusement, en rire sincèrement. Ce rire ne fit que s’accentuer au moment où Michael, visiblement gêné de la situation, en vint à supposer qu’il semblait être en manque. À ce moment précis, je me permis de reprendre la parole, puis je lui dis dans un haussement d’épaules : « C’est sûr qu’après un coup comme moi… » sans terminer ma phrase expressément pour lui montrer que je le taquinais, que ma blague, ce n’était pas pour passer pour un macho viril ou me forger une carapace pour ne pas montrer qui j’étais réellement comme j’avais l’habitude de le faire. Là, je plaisantais par simple plaisir, parce que j’aimais plaisanter en temps normal, et franchement, cela me faisait le plus grand bien. C’était à un tel point que je ne me gênai pas pour continuer par la suite, en venant à dire : « Et non, tu n’as pas l’air en manque, tu n’as juste pas de tact pour dire les choses. » Ma phrase se termina par un petit sourire en coin, histoire de lui montrer que clairement, je n’en voulais pas, mais que je cherchais plutôt à l’embêter, comme jamais je ne l’avais fait auparavant, à défaut d’être toujours la pauvre victime. Maintenant, il ne me restait plus qu’à espérer que Michael ne le prenne pas mal, et aussi voir comment il allait réagir.

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Michael J. Andersen
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Mar 20 Oct - 21:15

Quand bien même je savais que Cameron avait raison, ça me fit un coup quand il me dit que je manquais de tact. Qui pouvait être heureux de s'entendre dire qu'il manquait de tact ? Mais c'était vrai alors je tentais de ne rien en montrer. D'ailleurs, son petit sourire en coin semblait particulièrement taquin... Je n'allais pas lui donner satisfaction et lui montrer que j'étais susceptible. En fait, je ne fis rien pas plus que je ne parlais. En fait, je ne décochais plus un mot. Je ne lui en voulais pas. J'avais juste envie de me taire, de profiter du vol et de prier pour qu'il soit court car je n'arrêtais pas de penser à ce que je lui ferai si j'en avais la possibilité. Oui, je ne pouvais plus m'empêcher de penser à ce que cette journée me réservait. Cameron avait-il prévu de passer la nuit avec moi ? S'il n'avait pas prévu cela, j'allais devoir le faire changer d'avis.

Ok... J'avoue tout. En fait, le vol commençait à devenir un véritable supplice tant je mourrais d'envie de toucher le pilote, de le tripoter, de l'embrasser, etc. Bien sûr, je ne pouvais décemment pas lui dire que je n'en pouvais plus d'être dans l'appareil puisqu'il l'avait réservé rien que pour me faire cette surprise. Je ne pouvais pas le blesser parce que j'étais incapable de me tenir en sa présence. Pour tenter d'oublier tout mon désir pour le beau brun, je détournai le regard et observai le paysage en bas. Je repensais à son commentaire « C'est sûr qu'après un coup comme moi... »... Un coup comme lui m'avait rendu fou. Dès que je me fus réveillé à ses côtés près d'un an auparavant, je n'avais plus réussi à détacher mes pensées de lui alors que je n'étais pas vraiment prêt à retomber amoureux un jour. Je me fermais les yeux et je revis l'allure pitoyable qu'il avait la nuit où il avait débarqué chez moi ivre mort. Même cette vision ne parvenait pas à dégoûter de l'homme. Curieusement, elle me donnait plutôt envie de le garder à mes côtés. Je devais être maso...

C'était la seule explication possible.

J'étais maso... ou fou.


Dernière édition par Michael J. Andersen le Lun 26 Oct - 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 26 Oct - 18:17

Michael & Cameron
Where the street leads nowhere

 

 
Je savais que parfois, mes blagues pouvaient s’avérer crues, voire un peu trop par moments. Toutefois, jamais elles n’étaient faites pour reprocher quoi que ce soit. Quand je voulais reprocher quelque chose à quelqu’un, je n’utilisais pas les plaisanteries ou le sarcasme; j’y allais direct, comme ça, les balises étaient claires et je n’avais pas à m’expliquer par la suite. Par conséquent, quand j’avais dit à Michael que celui-ci manquait de tact, je devais avouer que c’était vrai en quelques sortes, mais jamais je ne lui en voudrais pour autant. Je n’étais pas une de ces filles qui pouvait se sentir vexée parce qu’un mec ne lui donnait pas des fleurs, mais matait sa poitrine. Premièrement, je n’aimais pas les fleurs, c’était trop cliché et de plus, je n’avais que des pectoraux musclés, pas une poitrine assez généreuse pour porter un soutien-gorge. En fait, dans le cas présent, tout ce que je pouvais penser en songeant au manque de délicatesse de Michael, c’était que c’était… mignon, en quelques sortes. Jamais je n’aurais cru dire cela d’un homme un jour, mais dans le cas présent, je considérais que c’était le propos le plus approprié. Et puis, d’une certaine façon, cela me plaisait, parce que contrairement à une fille, je n’avais pas besoin de demander à une voyante, prier pour savoir lire dans les pensées, tenter de tout faire en vain. Je savais clairement ce que l’homme voulait, et maintenant, j’étais libre de décider si j’allais l’exaucer ou pas. Était-ce pour cela que soudainement, je me sentais plus à l’aise à l’idée d’être avec lui ? Que plus encore, j’avais son bonheur en intérêt et que le comble, quand je me rendis compte qu’il ne parlait plus, je craignis de l’avoir vexé avec mes dires ? Légèrement embêté concernant cette dernière partie, je fronçai les sourcils, puis je m’osai même à dire dans un soupir :  « Allez, fais pas la gueule. » en me disant que s’il la faisait vraiment, alors il n’aurait pas de raison de la faire longtemps. Puisque cela faisait un petit moment que nous étions en vol, se poser n’était pas une mauvaise idée. Mieux encore, nous étions sur le point d’arriver dans un petit aéroport local tout près d’un parc naturel. Il me fallut seulement demander l’autorisation et l’accès à une piste pour y accéder, ce que je ne me fis pas prier pour faire dès que j’eus pris contact avec la tour de contrôle, oubliant Michael pour un petit moment, même si je ne pouvais m’empêcher de le considérer du coin de l’œil pour voir s’il allait cesser de bouder à un moment ou un autre, en espérant bien que oui, parce que sinon, cette journée serait loin d’être aussi amusante que je l’avais planifié.


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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 29 Oct - 23:58

Je ne pensais pas que Cameron s'inquiéterait autant de mon mutisme. En fait, il me plaisait encore plus qu'avant. Je découvrais de nouvelles facettes de sa personnalité et ce côté gêné et observateur me surpris quelque peu. Le temps que je revienne de ma surprise, le pilote était déjà en train de procéder à l'atterrissage. Je n'allais pas l'embêter dans sa manœuvre. Cependant, j'eus un petit sourire. Ce Cameron attentionné était vraiment déroutant, c'était le moins que je pouvais dire.

Une fois l'appareil posé et le moteur arrêté, je me tournais, sourire aux lèvres, vers le brun pour lui demander : « Tu crois vraiment que je te fais la gueule ? ». Je n'attendais pas de réponse de sa part. Et, d'ailleurs, je ne lui laissai pas le temps de répondre. Je m'approchai de lui, posai ma main sur sa cuisse, comme je l'avais fait pendant qu'on volait, et pressai mes lèvres contre les siennes un bref instant. Je lui imposai une nouvelle fois mon besoin de contacts mais je faisais de mon mieux pour ne pas m'imposer trop longtemps... Comme si cela changeait quelque chose que je m'attarde ou non sur ses lèvres et sur son corps.,, Je m'imposai ; il n'y avait rien de plus à dire. « Mais j'avoue que ça m'a vexé... Mais bon... Tu as raison, je manque de tact. », lui dis-je dès que je me fus un peu reculé.

A nouveau, je ne lui laissais pas le temps de répondre. J'avais déjà détaché ma ceinture, supposant que nous descendrions ici. Je ne me gênai pas pour ouvrir la porte de l'appareil et en descendre. Quand bien même j'aimais voler, je demeurais un homme d'extérieur et rester dans ce genre d'espace clos ne me convenait vraiment pas. Déjà, je commençais à me sentir à l'étroit et à avoir envie de bouger. Finalement, ma vie s'était goupillée pour le mieux : être pilote ne m'aurait jamais allé ; même moi, je le savais alors comment aurait-il pu en être autrement ? 
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 2 Nov - 15:14

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Un haussement d’épaules fut suffisant pour répondre à Michael quand celui-ci me demandait si je croyais qu’il me faisait la gueule. Non pas parce que je ne voulais pas répondre, mais plutôt parce que c’était la réponse la plus sûre, à mon avis, pour mon amour propre pour le coup. Un haussement d’épaules, ça pouvait signifier pas mal de choses. Cela pouvait dire que j’embêtais le pauvre homme, ou bien laisser planer le mystère comme quoi non, je ne le pensais pas, ou bien que oui, je le pensais. Enfin bref, tout cela pour dire que je ne saurais pas vraiment admettre que oui, pendant un instant, j’avais craint qu’il me fasse la tête, même si au fond de moi, j’avais espéré que non, me disant que ce ne serait qu’idiot qu’il commence à bouder pour une chose pareille, chose qui, soit dit en passant, était plutôt véridique, quand même. Ça, je ne comptais pas en démordre, qu’importe ce que Michael pouvait en dire. Cependant, je n’eus pas l’occasion de lui en faire part tout de suite, puisque sitôt que nous fûmes posés, il en profita pour venir déposer un baiser sur mes lèvres que, cette fois-ci, je sus grandement apprécier, même s’il me laissait un peu sur ma faim. Bien sûr, j’avais l’habitude de ne pas céder aux tentations extérieures quand je pilotais, mais maintenant que nous étions en position d’arrêt, je ne pouvais pas vraiment nier que cette petite balade remplie de tensions, que ce soit par des gestes physiques ou des mots, ne m’avait pas laissé complètement indifférent, et prétendre le contraire serait mentir. En revanche, ce baiser ne fut pas suffisant pour que je ne craque pas à l’idée de lui faire un fier sourire quand il me dit qu’effectivement, il manquait de tact, montrant que moi aussi je pouvais en manquer à certaines occasions, comme présentement. Le truc, c’était que pour le coup, je m’en foutais, parce que je me doutais bien que s’il m’en voulait vraiment, alors il ne m’aurait certainement pas embrassé de la sorte. N’ajoutant pas quoi que ce soit, je débouclai ma ceinture, puis je sortis de l’appareil avant de me rendre de l’autre côté pour laisser sortir Michael, lui faisant signe de la main de passer le premier, lui laissant ainsi l’opportunité d’examiner le paysage qui se trouvait au-delà de cette petite piste qui ne servait pas à grand-chose. Pas besoin de passer la sécurité ou quoi que ce soit pour le coup, de toute façon, nous reviendrions pour retourner à l’aéroport principal, à un moment ou un autre, quand nous en aurions envie.

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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Jeu 31 Déc - 10:11

Cameron ne répondit pas, il laissait planer le doute sur ce qu'il pensait. Il avait peut-être peur de dire ce qu'il ne fallait pas, que je me fâche et décide de ne plus le revoir... A moins qu'il ne soit trop fier pour avouer qu'il avait peur que je lui fasse la tête.

Puis l'appareil se posa et je ne manquais pas d'embrasser le brun. Peu après, il descendit de l'avion et vint ouvrir ma « portière ». Je me retins de faire une petite blague pas vraiment drôle. Je jetais alors un regard aux alentours. La première chose que je remarquais : il n'y avait pas un chat. La seconde chose : on était vraiment dans un trou paumé. Parfait ! Peut-être que Cameron serait plus à l'aise si on ne risquait pas d'être vus.  

-Alors, monsieur le pilote, qu'avez-vous prévu ?, demandais-je en lui faisant un grand sourire.

Honnêtement, je me sentais pleinement heureux à ce moment-là et ça faisait très longtemps que je ne m'étais pas senti ainsi. Cameron m'avait fait retrouver celui que j'étais avant de partir en Irak, il m'avait rendu la vie et il ne savait pas à quel point je lui étais reconnaissant. Très doucement, je me collais contre lui, glissais l'une de mes mains sous son t-shirt, effleurais son ventre alors que mon visage n'était qu'à quelques centimètres du sien. Voilà, ce qu'une année avec l'envie de l'avoir pour moi seul m'avait fait : j'étais collant comme pas deux et je tentais de rattraper ces mois de frustration. Je ne voulais pas perdre une minute : j'avais déjà perdu trop de temps à gagner ses faveurs et son amour. Pour tout dire, le soir où il était venu, ivre, chez moi, je m'étais presque fait à l'idée que jamais, au grand jamais, je ne l'aurais et il était arrivé et avait balayé toutes mes certitudes et ma bonne volonté. Le pilote était comme ça : toujours là au moment où j'y crois le moins, toujours sur un chemin sur lequel je ne l'attends pas.
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MessageSujet: Re: (X) MICHAEL ▬ Where the street leads nowhere Lun 4 Jan - 15:02

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Pour moi, les mots n’étaient pas nécessaires dans la situation présente, mais visiblement, Michael n’était pas de mon avis, comme il me le prouva en me demandant ce qu’était mon plan à partir d’ici. Je pus difficilement me montrer offensé de cette question qui, au fond, m’amusa plus qu’autre chose. Et ça devint encore plus amusant quand je décidai de prendre un malin plaisir à simplement le considérer d’un air un peu malicieux, laissant ainsi planer un mystère pourtant inexistant. En effet, il me semblait qu’à ce point, c’était plutôt clair, non ? Le terrain désert, les avances et propos de Michael dans l’avion… Tout compte fait, maintenant que j’y songeais, peut-être qu’il y avait une chose qui était pas clair; mes propres intentions. Oui, j’avais fait exprès d’atterrir en ces lieux inhabités, sur une piste d’atterrissage de fortune, mais je me rendais compte que jamais je n’avais été suffisamment transparent pour que Michael puisse deviner tout de suite ce que je voulais faire. Peut-être qu’une personne qui ne me connaissait pas beaucoup l’aurait compris tout de suite, mais Michael connaissait cette partie frêle, méfiante et vulnérable de ma personne que je tentais tant bien que mal de chasse, surtout aujourd’hui. À un certain point, il fallait que j’accepte la personne que j’étais, mes sentiments, parce que jamais mon orgueil et mon bien-paraître ne pourraient me rendre heureux. Trop sage, étais-je pour le coup ? Oui, c’était possible, mais après tout ce qui s’était passé dans ma vie ces derniers temps, je jugeais que peut-être c’était le moment de penser à quelque chose de plus simple et posé, peu importe si ça plaisait ou non. Au final, je choisis donc de prendre mon courage à deux mains, et ne plus combattre ces frissons qui commençaient à se dessiner sur ma peau tandis que je sentais la main de l’homme sous mon t-shirt. Ce serait que pur mensonge, et pour tout dire, à cet instant précis, je n’avais plus envie de me mentir à moi-même, à qui que ce soit, surtout qu’il n’y avait personne pour nous juger. Par conséquent, j’écoutai mon coeur, et je fis ce que j’avais réellement envie de faire, c’est-à-dire que sans dire mot, je fis clairement part de mes intentions à Michael, et je réduisis la distance entre nos deux visages à néant, scellant nos lèvres en un baiser passionné.

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